L’Alliance pour la République (APR) monte au créneau contre la dégradation du pouvoir d’achat et la hausse des prix. Dans un communiqué rendu public le 7 septembre, le Secrétariat exécutif national du parti de Macky Sall accuse le régime de Pastef de mauvais choix économiques et sociaux et lui demande de « sortir des sempiternels discours » pour apporter des réponses concrètes aux difficultés des Sénégalais.
La vie chère s’installe au cœur de la bataille politique. L’APR entend en faire un nouveau front d’attaque contre le pouvoir. Dans son communiqué, le Secrétariat exécutif national dénonce une « hausse généralisée et continue des prix », qui pèserait lourdement sur les ménages et accentuerait la dégradation du pouvoir d’achat.
Pour l’ancien parti au pouvoir, cette situation traduit les conséquences de choix économiques opérés depuis l’arrivée de Pastef aux affaires. L’APR pointe notamment les licenciements intervenus dans plusieurs secteurs, l’arrêt de nombreux chantiers, l’affaiblissement des mécanismes de protection sociale ainsi que les difficultés rencontrées par l’appareil productif.
Une baisse des prix jugée trompeuse
Le parti de Macky Sall estime qu’une telle situation peut entraîner un cercle vicieux : baisse de la consommation, affaiblissement de l’activité économique, recul des investissements et fragilisation des capacités de production et d’approvisionnement.
Fiscalité, entreprises et emploi dans le viseur
Autre grief formulé par l’APR : la pression fiscale exercée, selon elle, sur des opérateurs économiques déjà éprouvés. Le parti considère que le Gouvernement aurait dû privilégier des mesures destinées à soutenir les entreprises, préserver l’emploi, stimuler la production nationale et sécuriser les approvisionnements.
L’APR dresse ainsi un tableau particulièrement sombre de la conjoncture, évoquant l’effet cumulé de la contraction de la demande, des difficultés de plusieurs secteurs productifs, des pertes de récoltes, des tensions d’approvisionnement et de la pression fiscale.
Diomaye et Sonko directement interpellés
L’APR promet par ailleurs de saisir les institutions compétentes, notamment la Cour des comptes, l’ANSD et les autorités de régulation, afin d’obtenir un état des lieux chiffré, transparent et contradictoire de la situation économique du pays.
Pour l’ancien parti présidentiel, la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat sont désormais les symptômes d’une « profonde crise de gouvernance économique et sociale». L’APR appelle ainsi le pouvoir à abandonner les discours et les tergiversations pour « enfin se mettre au travail » et apporter des réponses à la hauteur des difficultés des populations.
Ch. Seck NDONG (avec En Relief)

