Il est de ces plumes qui, autrefois, réagissaient pour renforcer la réflexion et éclairer les esprits fertiles et critiques.
Une bonne partie du monde intellectuel sénégalais a fini par montrer ses limites en existant pour défendre un leader politique et non la République. Si ce choix était assumé, rien de grave, car chacun a ses choix et ses raisons d’y croire. Malheureusement, tout ce réseau lié et uni, tapi dans l’ombre pour défendre l’unicité d’un seul homme au détriment des intérêts de toute une nation, va sombrer avec l’ascension du pouvoir de la vérité que mène actuellement Son Excellence Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye, avec lucidité, calme et sérénité.
L’excellence ne se décrète pas, elle se cultive. Promouvoir l’excellence est le socle de l’intellect, où qu’il soit. Ce sacerdoce d’éveil des consciences, à travers des réflexions scientifiquement argumentées, ne devrait pas être un outil de propagande au service de la promotion de la médiocrité et de la haine, incarnées par une minorité politique.
Un intellectuel n’a de sens que s’il nourrit ses œuvres d’un équilibre objectif et qu’il assume ouvertement ses positions. Ainsi, l’intellectuel responsable se dessine avec les valeurs de la dignité : avoir la liberté de penser, d’agir, de parler, d’écrire et de donner son opinion est une liberté si prestigieuse et noble qu’on devrait la préserver avec dignité pour la postérité.
Le silence de plusieurs générations d’intellectuels dignes face aux dérives de certains des leurs ne signifie pas qu’ils sont coupables, mais simplement qu’ils observent avec déception et ne réagissent pas, car ce sont des sujets politiques auxquels ils ne sont pas engagés.
Pendant que des études scientifiques et des recherches techniques devraient être réalisées sur l’emploi des jeunes, l’économie positive du Sénégal, la réhabilitation des victimes des forces de la haine, les maux causés par le racisme interne sénégalais, les discriminations organisées, la diabolisation, le culte du mensonge et la perte d’identité culturelle, d’autres s’érigent en écrivains partisans pour prédire ce que le ciel a béni et accepté jusqu’en 2034 pour la paix, la souveraineté et la postérité du Sénégal et des Sénégalais, à travers le Chef suprême des armées, le Gardien de la Constitution, le Père de la Nation, le digne fils de Monsieur Samba Diagne Faye et de Mère Ndioufa, ce joyau de la République que tous les Sénégalais, l’Afrique et le reste du monde chériront et accompagneront jusqu’à la victoire ultime : celle de bâtir ce pays avec une génération décomplexée, émancipée, positive, énergique et lucide.
J’invite la nouvelle génération de jeunes intellectuels à être une force de proposition constructive et positive pour ce Sénégal de l’excellence, de la dignité et de l’espérance constructive.
Comme l’écrivait Antonio Gramsci : «Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. »
Seynabou Sankarè
Journaliste – Écrivaine
Membre Fondatrice de Kiiraay, Les Patriotes Républicains

