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Sénégal- Gambie: Assauts décisifs et conjoints pour faire reculer le paludisme

« Réduire de manière drastique l’incidence du paludisme», tel est l’objectif de la distribution synchronisée de moustiquaires imprégnées le 13 Mai prochain, entre le Sénégal et la Gambie.

Le Pr Alioune Thiongane, coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) du Sénégal en a fait la révélation au cours d’une rencontre organisée avec la presse. Lors de cette séance, le coordonnateur du PNLP a insisté sur la place importante que la communication occupe dans la promotion de la santé et particulièrement le rôle que les acteurs qui y évoluent doivent apporter contre le recul du fléau que constitue le paludisme.

«Sur ce registre, a-t-il dit aux membres de l’association des journalistes spécialisés en Santé, Population et Développement, nous devons comprendre la nécessité vitale pour la population d’accéder à l’information.

Cette rencontre avec les journalistes spécialisés en santé, rappelle-t-on, s’inscrit dans le cadre du lancement de cette campagne de distribution de moustiquaires imprégnées qui aura pour site la localité de Farafégni en Gambie. Cet événement entre les deux pays coïncide avec les 30 ans du programme de lutte contre le paludisme du Sénégal.

« Il faut l’implication de tous les secteurs pour arriver à l’élimination du paludisme », a souligné avec insistance le Pr Thiongane. Au Sénégal, cette campagne concerne huit (8) régions sur les 14.

« Elle va toucher 43% des districts sanitaires, pour une population ciblée de 671.7045 individus sur tout le long de la frontière entre les deux pays et avec une mobilisation d’une quantité totale de 4.190.100 de moustiquaires imprégnées », a précisé le coordinateur du programme de lutte contre le paludisme.

La campagne sera axée sur une stratégie efficiente reposant sur une   planification et une coordination rigoureuse, ainsi qu’une communication et un recensement préalable qui s’étalera sur 5 jours.

Le coordinateur estime que les campagnes sont périodiques et qu’entre celles-ci, il y aura une distribution de routine permanente, qui concerne prioritairement les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

Il a insisté sur l’engagement du Sénégal dans ce processus devant mener à l’élimination définitive du paludisme. « Avec les différents moyens de prévention qui existent aujourd’hui, l’Intelligence artificielle (IA) et les drones va permettre d’effectuer la pulvérisation de produits sur certaines zones sensibles. « Il faut aussi que la lutte soit multisectorielle parce que des zones comme Rufisque et Kaolack restent des zones touchées par les moustiques du fait des canaux ouverts, gigantesques gîtes larvaires », a-t-il indiqué en substance.

D’après le professeur Alioune Thiongane : « l’objectif est d’arriver à un taux de 80% de la population dans l’utilisation des moustiquaires imprégnées ».

La campagne va durer 15 jours dont 5 jours de distribution intense, 5 jours de rattrapage et 5 jours de suivi-évaluation sur 1.645 sites à travers les 8 régions. L’objectif aussi est d’être proche de la population, de réduire de manière drastique l’incidence du paludisme au Sénégal, ainsi que la mortalité liée au paludisme par la rupture de la chaine de transmission dans l’ensemble des districts sanitaires.

Sur ce point enfin, il a noté le taux élevé d’incidence à Kédougou, avec près de 70 % de la population. Le PNLP espère atteindre un objectif de 100% des ménages des districts ciblés dans le recensement.

 

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