Dakar, 16 décembre 2025 – Les femmes et filles handicapées du Sénégal ont lancé un cri d’alarme sur les difficultés qu’elles rencontrent dans l’accès aux soins de santé reproductive.
C’était lors d’un atelier organisé par le comité des femmes de la fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées (CF/FSAPH), en partenariat avec l’Ong HOM-DEFF, dans le cadre de la semaine du handicap et de la campagne des 16 jours d’activisme.
Selon les organisateurs, l’objectif de cet atelier était de sensibiliser l’opinion publique et les autorités sur les préoccupations des femmes et filles handicapées, notamment dans le domaine de la santé reproductive. « L’accès aux structures sanitaires pose un réel problème. Même pour accéder aux tables de consultation et d’accouchement, les femmes et filles handicapées rencontrent des difficultés », a déploré Yacine Koné, représentante de la CF/FSAPH.
La présidente du CF/FSAPH, département de Dakar, a plaidé pour que les autorités revoient la disposition qui limite à sept jours l’hospitalisation après une césarienne, car les femmes handicapées ont souvent besoin de plus de temps pour se rétablir. Elle a également demandé que les soins de santé soient rendus gratuits pour les femmes et filles handicapées.
Les participantes ont également plaidé pour la mise en place de la Haute autorité du handicap et du fonds d’appui destiné aux personnes handicapées. Elles ont déploré la lenteur dans la confection des cartes d’égalité des chances.
Le secrétaire général de HOM-DEFF, Daouda Diop, a invité l’État à rendre totalement gratuits les soins de santé pour les femmes et filles handicapées et à adapter les infrastructures sanitaires à leurs besoins spécifiques.
Par Y. Baldé

