Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)
Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) hausse le ton contre le ministère de la Communication, qu’il accuse d’avoir violé la loi et les procédures de sélection des bénéficiaires du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP). L’organisation annonce des recours légaux pour rétablir la transparence et défendre les droits des entreprises de presse.
Le torchon brûle à nouveau entre les entreprises de presse et le ministère de la Communication. Dans un communiqué rendu public ce lundi 3 novembre 2025, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) dénonce ce qu’il qualifie de «nouvelle violation flagrante de la loi» dans la procédure de réouverture du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP).
Selon le CDEPS, le ministère a agi en dehors du cadre légal en ignorant les textes et les procédures qui régissent l’attribution des fonds publics destinés au secteur. Une décision perçue par les professionnels des médias comme un nouvel acte d’hostilité après plusieurs mois de tension marquée par des restrictions économiques et une campagne de discrédit visant la presse indépendante.
«Après l’échec de la campagne de dénigrement et de diabolisation de la presse, plus personne n’est convaincu par les arguments et les intentions déclamées par l’État», souligne le communiqué.
Le CDEPS estime que les véritables motivations derrière ces décisions sont politiques, et visent à affaiblir économiquement les organes de presse jugés critiques envers le pouvoir. L’organisation annonce ainsi son intention de saisir les instances compétentes et d’engager toutes les actions légales nécessaires pour faire respecter la loi et garantir la transparence dans la gestion du FADP.
Cette nouvelle sortie du CDEPS s’inscrit dans un contexte de méfiance accrue entre la presse et le gouvernement, sur fond de débats autour de la liberté d’expression et du pluralisme médiatique au Sénégal.

