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Programme « ensemble plus résilient » Fimela: Une délégation Luxembourgeoise séduite par les activités génératrices de revenus des femmes et des jeunes

Fimela: Dans le cadre du programme « Ensemble plus résilient », une délégation du ministère des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg a effectué une visite de terrain dans la zone de Fimela (département de Fatick).

Ceci, pour évaluer les avancées du projet piloté par l’association Actions climat pour le développement de l’éducation citoyenne (ACDEC). Un projet qui vise à renforcer la résilience des communautés à travers l’autonomisation des femmes et des jeunes pour la période 2023-2027. Particulièrement dans les villages ciblés de Fimela, de Djilor, Ndangane, Yayeme, Marlodjie et  Kobongo qui abritent les principaux bénéficiaires qui développent  des activités génératrices de revenus.

Ainsi, sur le terrain, à Yayeme, Ndangane Sambou et Djilor comme modèle, la délégation Luxembourgeoise a pu se rendre compte de visu, l’engouement suscité autour des fermes intégrées, des activités génératrices de revenus, ainsi que des initiatives de transformation de produits locaux portées principalement par ces cibles précitées.

« La délégation est très satisfaite de ce qu’elle a vu sur le terrain par rapport aux résultats qui sont palpables en droite ligne avec les objectifs fixés au démarrage du programme », a déclaré Siricondi Diallo, le secrétaire exécutif de l’ACDEC.

Un taux d’exécution de 58% après trois ans

Avec un taux d’exécution de 58% après trois ans de mise en œuvre, le projet avance à un rythme encourageant. Et c’est dans le village de Yayème, à quelques encablures de Fimela que la délégation Luxembourgeoise a pu mesurer l’impact tangible du programme « Ensemble plus résilient », mis en œuvre par l’association: Action Climat pour le Développement, l’Éducation et la citoyenneté (ACDEC) en partenariat avec Frères de hommes (FDH), Luxembourg.

À Ndangane, par exemple, une unité de transformation portée par un groupement de femmes est en plein essor. Leur présidente, Mme Binta SARR a souhaité devant les partenaires un soutien renforcé en équipements et en outils de production. Ce qui permettrait à ces actrices locales de franchir un cap significatif dans leur autonomisation économique.

« D’ailleurs, 28 jeunes entrepreneurs, dont 16 femmes, bénéficient directement du projet en développant des initiatives qui changent leur quotidien et celui de leurs communautés », soulugne Mr Siricondi Diallo.

Mr Birame Senghor, le président du conseil d’administration de ACDEC, représentant en même temps le maire de la commune de Fimela a exprimé toute sa reconnaissance aux membres de la mission Luxembourgeoise.

Dont selon lui « le séjour a été un moment fort de partage et d’écoute mais surtout d’évaluation et de confiance mutuelle ».

Le Pca de ACDEC a poursuivi en laissant entendre que, « grâce aux délégués du Luxembourg, nous avons pu mesurer les progrès accomplis depuis le début du projet. Notamment des femmes plus fortes à travers leurs activités, des jeunes plus motivés, des groupements plus organisés mais aussi et surtout une population qui croit désormais en la force du travail collectif ».

Du chemin reste à parcourir

Mais, pour le president du conseil d’administration de Acdec, Birame Senghor, « nous savons qu’un long chemin reste encore à parcourir et c’est bien pourquoi, à travers cette seconde phase, nous exhortons la partie Luxembourgeoise à poursuivre et à renforcer ce partenariat avec ACDEC, articulé autour de trois (3) axes prioritaires. Notamment,  le soutien aux initiatives locales créatrices d’emplois, la protection de l’environnement et des ressources naturelles et le renforcement des capacités des acteurs communautaires pour une gouvernance locale efficace ».

Du côté des partenaires luxembourgeois, la satisfaction est également de mise. Rodriguez Georges membre de la délégation, a salué l’engagement des équipes sur le terrain, tout en mettant en lumière l’énergie des femmes bénéficiaires :

« Ce qui m’impressionne le plus, c’est la passion avec laquelle les femmes s’expriment. Leur engagement est profond, inspirant, et témoigne du changement en cours. »

Des perspectives d’extension tracées

La visite a également ouvert la voie à de nouvelles perspectives de coopération. Les échanges avec les partenaires présents ont mis en évidence le potentiel de synergies entre ACDEC et d’autres ONG, luxembourgeoises ou locales, en vue d’une mise à l’échelle du projet vers d’autres zones telles que Niodior, Dionewar, Falia, et même Moundé.

« Nous réfléchissons déjà à une extension du programme. L’idée est là, et nous sommes en train de concevoir un projet similaire pour renforcer et étendre notre action », a assuré M. Diallo.

À l’issue de cette mission, le message est clair : ACDEC agit concrètement pour le développement local, en mettant l’accent sur l’autonomisation des femmes, le renforcement des capacités des jeunes, et l’adaptation des communautés aux enjeux climatiques. Le soutien continu de ses partenaires internationaux semble plus que jamais consolidé.

En tout cas, la délégation est très satisfaite de ce qu’elle a vu sur le terrain. Les résultats sont palpables et en droite ligne avec les objectifs du programme. Selon Mr Siricondi Diallo, secrétaire exécutif de l’ACDEC, « trois ans après le lancement du projet, le taux d’exécution atteint de 58 %, suit un rythme jugé encourageant par les parties prenantes.

Une dynamique de changement durable

Et, en plaçant l’autonomisation des femmes, le renforcement des capacités des jeunes et l’adaptation aux enjeux climatiques au cœur de son approche, l’ACDEC s’impose comme un acteur clé du développement local.

À l’issue de cette mission, un constat s’impose : les efforts conjoints entre acteurs locaux et partenaires internationaux portent leurs fruits. Et l’engagement du Luxembourg, à travers ce programme, renforce cette dynamique de changement dans le cadre du développelent durable.

Reportage de Mohamadou SAGNE

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