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Priorité aux sélectionneurs locaux – (Par Sidy Malick Ndiaye)

De grâce, cessez de nous tympaniser avec vos propagandes qui consistent à faire la promotion de sélectionneurs étrangers !

Je m’adresse aux quotidiens nationaux dont j’apprécie la pertinence des contenus, ce qui m’incite à m’en procurer quotidiennement. J’ai cité Record et Stades. Ce dernier ne paraît plus, malheureusement ! Je suis farouchement contre tout journal qui me parle d’« expertise étrangère ». Est-ce par complexe ou pour sous-estimer la pléthore de techniciens locaux qui ont déjà fait leurs preuves en nous ramenant plusieurs coupes d’Afrique depuis 2022 ? Avec la CAN chez les seniors : 2 titres.

Avec le CHAN des joueurs locaux en 2023 : 1 titre.

Sélectionneurs : Aliou Cissé d’abord, puis son remplaçant Pape Bouna Thiaw pour le CHAN et la CAN. Ensuite, chez les U20, U17, U15, et même chez les sourds-muets en Tanzanie. Nous avons nommé Youssouf Dabo, Serigne Saliou Dia, Pape Ibrahima Faye, Lamine Sané, pour ne citer que ces derniers, qui n’envient en rien celui dont on parle ce matin dans le journal Record, en l’occurrence Patrick Vieira. Cet éminent joueur est certes né à Dakar, mais cela n’a pas impacté sur son choix : il a préféré la France au Sénégal en intégrant son équipe nationale. Ce monsieur est international français. Pourquoi ne va-t-il pas briguer le poste de sélectionneur chez Marianne pour remplacer Didier Deschamps, qui arrive au terme de son compagnonnage avec l’équipe de France, laquelle a subi deux revers cuisants face à l’Espagne 0-2 et contre l’Angleterre 4-6 en Coupe du monde ?

Qu’est-ce que Patrick Vieira, qui n’a entraîné que des clubs tels que New York City, l’OGC Nice, Crystal Palace, Strasbourg ou encore Genoa, a de plus que Pape Bouna Thiaw ? Ce dernier a fait ses preuves avec l’équipe locale au CHAN et avec l’équipe A à la CAN, tout en qualifiant celle-ci en Coupe du monde en la sortant première de sa poule : sans défaite, un seul nul et rien que des victoires.

Pape Bouna Thiaw, faut-il le rappeler, est l’homme qui a fait tomber l’ogre anglais d’Harry Kane 3-1 en amical à Nottingham ! Le seul pays africain à avoir battu l’Angleterre. C’est encore lui, Pape Bouna Thiaw, qui a terrassé 3-2 la RDC à Kinshasa, devant plus de quatre-vingt mille spectateurs hostiles, chauds et chauvins. Pourtant, ses poulains étaient menés 2-0 jusqu’à la 43e minute.

Ne nous parlez surtout pas d’Hervé Renard, ce « sorcier blanc » qui n’a jamais fait plus que terminer le travail des autres pour gagner une CAN : avec la Zambie en 2012, co-organisée en Guinée Équatoriale-Gabon, et en 2015 en Guinée Équatoriale avec la Côte d’Ivoire. Ces deux pays avaient déjà fini de se préparer quand leurs sélectionneurs ont été limogés, comme c’est le cas pour le Sénégal, que moi-même je peux conduire à la victoire puisqu’elle est déjà prête. Une élimination à une compétition n’est qu’une étape non franchie, mais nullement une « débâcle » encore moins une « déroute », comme aiment le clamer certains commentateurs malveillants. Ces deux mots sont propres à une armée qui capitule, et non au sport où l’on peut gagner ou perdre, car c’est la loi du sport : il n’y a que trois résultats possibles : victoire, nul, ou défaite.

Vive le Sénégal qui gagne ! Vive l’expertise locale qui regorge de potentialités aguerries !

À bas l’expertise étrangère ! Jurisprudence : le Polonais Henryk Kasperczak et le Français Alain Giresse, qui ont tous les deux largué l’équipe nationale du Sénégal en plein océan : CAN 2008 au Ghana et CAN 2015 en Guinée Équatoriale !

Priorité absolue aux sélectionneurs issus du cru !

Que la Fédération sénégalaise de football se le tienne pour dit !

Vive la patrie ! Allez les Lions, pour toujours !

Sidy Malick Ndiaye

Le Vieux Supporter

 

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