La gouverneure de Louga, Ndèye Nguenar Mbodj, a présidé une rencontre régionale sur la gestion des forages et la réforme de l’hydraulique rurale, visant à clarifier les enjeux de cette réforme souvent mal comprise.
Les représentants de l’Office des Forages Ruraux (OFOR) et de la Sénégalaise des Eaux Rurales (SDER) ont exposé la politique de l’État en matière de gestion de l’eau et répondu aux inquiétudes des collectivités.
Points clés de la rencontre :
– Projet de grand transfert d’eau : 58 communes de la bande salée entre Louga, Diourbel et Thiès bénéficieront d’un projet de grand transfert d’eau douce à partir du lac de Guiers pour corriger les déséquilibres d’investissement et garantir un aménagement équilibré du territoire.
– Vétusté des infrastructures : Un tiers des infrastructures hydrauliques rurales datent de plus de 40 ans avec des rendements faibles oscillant entre 30 et 60 %.
– SDER : 40% des forages de la région de Louga sont déjà passés sous la gestion de la SDER, avec un objectif de couverture totale d’ici début 2026. La SDER revendique une amélioration notable du service dans certaines zones.
– Recommandations : Les participants ont formulé plusieurs recommandations, notamment le renforcement de la communication, l’organisation régulière de comités locaux de développement et la mise en place de mécanismes de suivi.¹
Avancement de la réforme dans la région de Louga :
– La SDER a déjà enrôlé 130 forages sur 321 dans la région de Louga.
– La SDER a régularisé la situation de 18 forages qui n’avaient plus d’accès à l’électricité pour factures impayées et a permis de fixer le prix de l’eau à 250 francs CFA le mètre cube.
– L’association des conducteurs de forages de la région de Louga adhère à la réforme hydraulique rurale mise en œuvre par la SDER.
Synthèse: Massylla Moustapha DIONGUE

