LFR_2026_ALY_KA_Interpellation_El_Malick_Ndiaye
Paris, le 26 octobre 2026
À Monsieur El Hadj Malick NDIAYE
Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale
Ancien Président de l’Assemblée nationale
Député élu du département de Linguère
INTERPELLATION PUBLIQUE
Objet : Monsieur El Hadj Malick, vous avez choisi le camp du sabotage de la République contre le Djoloff qui s’est mobilisé pour vous élire député.
Monsieur le Vice-Président,
À la veille de la plénière de ce mardi, consacrée à la Loi de Finances Rectificative, le Djoloff vous regarde, et ce qu’il voit l’afflige profondément.
La majorité à laquelle vous appartenez a choisi de bloquer l’examen de cette loi, essentielle au fonctionnement de l’État et à la continuité du service public. En vous associant à ce blocage, vous avez préféré le sabotage à la République, le déni de l’État à la responsabilité, la logique partisane à l’intérêt supérieur de la Nation.
Permettez-moi de vous rappeler une vérité que le temps et les honneurs semblent vous avoir fait oublier : avant ce scrutin, votre parti, PASTEF, n’avait jamais rien gagné au Djoloff.
Votre élection comme député ne vient pas d’un enracinement personnel. Elle est le résultat d’un sursaut patriotique porté par de nombreux cadres du terroir, par neuf maires, par un président de conseil départemental, par un leader de parti dans l’ombre et par tout un peuple du Djoloff qui s’est levé comme un seul homme pour vous confier son suffrage.
Ce soutien n’était pas un chèque en blanc. C’était un pacte : un pacte de loyauté envers la République, de fidélité à l’élan de transformation voulu par le peuple sénégalais, et de respect envers une terre qui vous a ouvert les portes de l’hémicycle.
Ce pacte, vous ne l’avez pas respecté.
En choisissant le blocage, vous avez piétiné la fierté du Djoloff. Vous avez tourné le dos à ceux qui ont battu campagne pour vous, souvent au prix de sacrifices personnels, convaincus d’envoyer à l’Assemblée un fils du terroir au service de l’État et non contre lui.
Le Djoloff est une terre d’histoire et d’honneur. Il a donné à la Nation des figures qui ont servi la République avec hauteur et constance. Cet héritage ne mérite pas cela.
Il est encore temps, Monsieur le Vice-Président. La plénière de demain vous offre l’occasion de vous ressaisir, de choisir la République plutôt que la confrontation, et de vous montrer digne de la confiance que le Djoloff vous a accordée.
L’histoire retiendra les choix de chacun. Le Djoloff, lui, n’oubliera pas.
Et pour que les choses soient claires : oui, votre leader a eu raison de bloquer ma candidature à la députation, que vous lui aviez vous-même proposée. Il savait que je ne serais jamais d’accord avec les dérives qu’il est en train d’infliger au peuple sénégalais.
Veuillez agréer, Monsieur le Vice-Président, l’expression de ma considération républicaine.
Aly KA
Conférence des Leaders
KIIRAAY – Les Patriotes Républicains

