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Kolda/ Vélingara/ Environnement: Le ministre Aliou Gori Diouf face aux doléances des volontaires

En visite de terrain dans le département de Vélingara, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf, a rencontré les acteurs de son département. Les volontaires de l’environnement ont saisi l’occasion pour exposer leurs doléances liées à leurs conditions de travail et aux retards de paiement de leurs indemnités.

Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf, a effectué une visite de terrain dans la région de Kolda. Il s’est rendu dans le département de Vélingara, où il a rencontré les acteurs de son département ministériel.

Cette occasion a été saisie par les volontaires de l’environnement pour exposer à leur ministre de tutelle leurs doléances, liées notamment à leurs conditions de travail et aux retards de paiement de leurs indemnités. Une interpellation à laquelle l’autorité a promis des solutions.

Conscient des difficultés, le ministre a salué l’engagement des volontaires aux côtés des Eaux et Forêts et de l’Agence de la Grande Muraille Verte.« Nous savons que les moyens sont limités. Mais vous êtes en train quand même, avec les Eaux et Forêts et Chasses, avec l’Agence de la Grande Muraille Verte, de les appuyer pour travailler à restaurer les écosystèmes à travers le reboisement et autres », a déclaré Aliou Gori Diouf.

Sur la question sensible des retards, il a tenu à apporter des précisions.« Nous sommes également conscients des problèmes que vous rencontrez, notamment les retards de salaire. Il faut préciser que c’est au niveau de l’Agence et encore une fois, c’est lié au mode de transfert. Ce n’est pas qu’il n’y a pas d’argent. L’argent est là, mais il y a eu des difficultés au niveau de l’Agence de la Grande Muraille Verte pour effectuer les transferts. Avec les Eaux et Forêts et Chasses, ce problème ne se pose pas. »

Le ministre a toutefois tenu à recadrer le débat sémantique sur le statut des jeunes engagés.« Maintenant, il faut préciser une chose. Il a parlé tout à l’heure de salaire. Ce n’est pas un salaire. Vous n’êtes pas des fonctionnaires. On parle de salaire quand il s’agit d’un agent de l’État. Vous êtes des volontaires. Donc, il faut toujours garder cela à l’esprit parce que ça peut biaiser également les rapports », a-t-il précisé.

Interpellé sur les perspectives d’avenir des volontaires issus du programme Xeyu Ndaw Ñi, Aliou Gori Diouf s’est voulu rassurant tout en restant réaliste sur les capacités de l’État. «Maintenant, en termes de perspectives, l’État ne peut lâcher sa jeunesse. Ce n’est pas possible. Il faut comprendre que le fait de basculer l’ensemble des agents de Xeyu Ndaw Ñi en CDI, ce n’est pas ce que l’État peut soutenir. Vous savez tous ce qui se passe actuellement. L’État est en train d’étudier les différentes formes de perspectives qui peuvent être offertes aux jeunes », a-t-il soutenu.

Une visite qui aura permis au ministre de toucher du doigt les réalités du terrain et de réaffirmer la volonté du gouvernement de poursuivre la restauration des écosystèmes dans le Fouladou.

Par Abdoulaye WANDIANGA

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