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Inclusion sociale- LNOB: l’Etat et la société civile évaluent la stratégie «Ne laisser personne de côté»

La Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE), à travers l’Unité de Coordination et de Suivi de la Politique économique (UCSPE), a ouvert ce mercredi à Dakar un atelier d’évaluation de la Stratégie nationale « Ne laisser personne de côté » (Leave No One Behind – LNOB). Organisée à Dakar, en partenariat avec le CONGAD, la rencontre se poursuit jusqu’au 25 juin 2026.

Une quarantaine de participants sont réunis : administration publique, collectivités territoriales, ANSD, organisations de la société civile, associations de personnes handicapées, organisations de femmes et de jeunes, secteur privé et partenaires techniques et financiers.

Un principe au cœur de l’Agenda 2030 

Adoptée en 2022, la stratégie LNOB vise à garantir que les politiques de développement profitent d’abord aux plus vulnérables. Elle cible les ménages en extrême pauvreté, les personnes en situation de handicap, les femmes, les enfants, les personnes âgées, les jeunes sans emploi, les populations des zones enclavées et les acteurs du secteur informel. L’objectif : promouvoir l’égalité des chances, réduire les inégalités et assurer un accès équitable aux services sociaux de base, aux opportunités économiques et à la protection sociale.

Évaluer pour ajuster l’action publique 

L’atelier intervient dans un contexte marqué par la Vision Sénégal 2050 et la Stratégie nationale de Développement 2025-2029. Les organisateurs veulent apprécier les progrès, identifier les contraintes, documenter les bonnes pratiques et mesurer l’intégration effective du principe LNOB dans les politiques publiques et les dispositifs de suivi-évaluation.

« Aucun progrès n’est durable s’il ne profite à tous. Le principe de ne laisser personne de côté place au cœur de l’action publique les populations les plus vulnérables, marginalisées ou exposées aux risques d’exclusion », a déclaré Gora Bèye, conseiller technique du coordonnateur de l’UCSPE, en ouvrant les travaux.

Pour lui, il s’agit d’analyser les résultats obtenus pour chaque catégorie vulnérable, de relever les acquis et les défis, et de renforcer les mécanismes de suivi- évaluation et de coordination institutionnelle. « Le Sénégal ne peut réussir sa transformation que si chacun, sans exception, trouve sa place dans le développement », a-t-il ajouté.

La société civile partie prenante 

Mamoudou Thiam, coordonnateur du processus de Revue nationale volontaire porté par le CONGAD, a souligné le rôle de la société civile dans l’accompagnement des politiques publiques. Le CONGAD vient de boucler une tournée nationale pour son rapport alternatif volontaire, qui alimentera la Revue nationale volontaire que le Sénégal présentera en juillet à New York.

« Cette évaluation nous permettra de savoir où nous en sommes, quels sont les défis à relever et quelles recommandations pertinentes pourront être formulées. Ces conclusions alimenteront également la Revue nationale volontaire du Sénégal », a-t-il indiqué.

Méthodologie et livrables attendus 

Les travaux s’appuient sur une démarche participative : présentations, plénières et groupes de travail. Les conclusions seront restituées et validées en séance plénière.

À la clôture, les participants devront produire un rapport d’évaluation, une matrice de recommandations, une note de synthèse sur l’état de mise en œuvre et une feuille de route pour renforcer l’approche LNOB dans les politiques publiques nationales.

Pour l’État et ses partenaires, l’enjeu est clair : consolider les mécanismes d’inclusion sociale afin que les gains du développement bénéficient à tous les citoyens, en cohérence avec les engagements nationaux et internationaux en matière de développement durable.

Par Khady NDAO

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