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Gestion des sardinelles: les pays de la CSRP s’engagent à sauver les stocks

La réunion du Groupe de Travail « Recherche-Aménagement » valide les mesures opérationnelles pour une pêche durable

Les 11 et 12 février 2026, les représentants des quatre pays de la Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP) – Mauritanie, Sénégal, Gambie et Guinée-Bissau – se sont réunis à Dakar pour valider les mesures de gestion des sardinelles. Cette réunion du Groupe de Travail « Recherche-Aménagement » marque l’aboutissement d’un processus participatif qui a associé scientifiques, gestionnaires, organisations professionnelles de pêcheurs et secteur privé.

Les petits pélagiques, notamment les sardinelles, sont des ressources partagées entre les quatre pays de la CSRP et sont cruciales pour l’activité économique et la sécurité alimentaire de la sous-région. Cependant, l’avenir de cette pêcherie est menacé en l’absence d’un régime de gestion concertée. Le projet Sardinelles partagées phase II vise à renforcer les acquis de la première phase et à mettre en place un environnement favorable à la gestion des pêches selon l’Approche Écosystémique des Pêches (AEP).

Mesures validées

Les travaux ont permis de valider les mesures techniques suivantes :

– Mise en place d’un repos biologique harmonisé au niveau des quatre pays ;

– Application d’une taille minimale de capture de 18 cm ;

– Interdiction de l’utilisation des sardinelles pour la production de farine et d’huile de poisson ;

– Protection des sites critiques (zones de nurserie et de frai) comme zones de non prélèvement.

Engagements et perspectives

La validation de cette note d’orientation engage les quatre pays sur la voie pour traduire les recommandations du Comité des Pêches pour L’Atlantique Central Est (COPACE) en mesures opérationnelles, notamment la réduction immédiate de 60% de la mortalité par pêche.

Les sardinelles peuvent redevenir abondantes si tous les acteurs respectent leurs engagements : les gouvernements en appliquant les mesures de gestion, les pêcheurs en respectant les périodes de repos biologique et les partenaires en soutenant la transition. Le statu quo et la non-prise de décision risquent de provoquer un effondrement irréversible aux conséquences catastrophiques pour des millions de personnes.

Synthèse: Ch. Seck NDONG

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