Les turbulences récurrentes qui secouent les universités publiques sénégalaises ont conduit les autorités à enclencher une nouvelle dynamique de concertation. Hier, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom, a procédé à l’installation officielle du comité du dialogue national du sous-secteur de l’enseignement supérieur.
Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, relatives à la création de comités sectoriels chargés de renforcer le dialogue et la concertation dans les différents sous-secteurs.
Depuis plusieurs années, l’enseignement supérieur sénégalais, pourtant reconnu pour la qualité de ses ressources humaines et de sa production académique, est confronté à des crises répétitives. Grèves, manifestations et épisodes de violences physiques et verbales ont régulièrement perturbé le calendrier universitaire, affectant l’image et l’efficacité du système.
Pour le ministre, la mise en place de ce cadre de concertation apparaît comme une nécessité impérieuse. « Dans le contexte des crises récurrentes qui affectent nos universités publiques, ce comité devient plus que nécessaire en raison du rôle central qu’il est appelé à jouer », a-t-il souligné. Convaincu de la pertinence des profils réunis, il estime que cette instance pourra contribuer efficacement à la pacification des espaces académiques.
Le président du Haut Conseil du Dialogue social, également présent à la cérémonie, a assuré du soutien de son institution. Celle-ci entend accompagner les acteurs sociaux dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits, à travers la formation, la sensibilisation et la mise en place de mécanismes adaptés de dialogue social aux niveaux national et sectoriel.
Au-delà de la gestion des tensions, l’objectif affiché est de restaurer durablement un climat social apaisé, condition essentielle à la pleine réalisation des missions des établissements publics d’enseignement supérieur : formation, recherche et innovation, insertion des étudiants et service à la communauté.
Avec cette nouvelle instance, les autorités misent sur le dialogue structuré pour sortir durablement l’université sénégalaise des cycles de crise et rétablir la confiance au sein de la communauté académique.
Pape Bakary DIATTA

