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Education Inclusive: une plaidoirie pour la poursuite du programme

Diamniadio, – Le projet éducation inclusive formation professionnelle de Humanity and Inclusion, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et le ministère des Affaires Étrangères (MAE Lux), est arrivé à son terme après huit ans de mise en œuvre.

La cheffe du projet, Mme Seck, Aicha Diamé, s’inquiète pour l’avenir des enfants en situation d’handicap qui ont bénéficié de l’accompagnement des Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS).

« Les enfants sourds qui ont bénéficié de l’accompagnement des AVS risquent de se retrouver sans soutien et de quitter le système éducatif faute de financement », a déclaré Mme Diamé lors d’un atelier à Diamniadio. Elle plaide pour la poursuite du programme et demande la prise en charge des AVS chargés d’encadrer les enfants en situation d’handicap.

Certaines collectivités territoriales, comme les maires, se sont engagées à prendre en charge des AVS dans leur zone d’intervention. Cependant, il y a des zones où il n’y a pas d’école inclusive, ce qui rend difficile la prise en charge des AVS. « Le combat continue, la sensibilisation et le plaidoyer par les Badjenu Goox et les organisations de personnes handicapées pour pouvoir vraiment continuer à avoir les autorités locales tant que institutionnelles pour pouvoir arriver à trouver une solution », a ajouté Mme Diamé.

Un exemple concret est celui d’un jeune élève de Rufisque, au collège Matar Seck, qui est en classe de troisième et qui risque de rester sans AVS. « Je pense qu’avec l’aide de cette organisation-là, Shc, on arrivera vraiment à au moins sécuriser quelques AVS en attendant d’avoir d’autres financements potentiels », a souligné Mme Diamé.

Le projet a permis à 193 enfants avec handicap de bénéficier d’un environnement épanoui, grâce à l’accompagnement de 36 AVS. Les AVS sont chargés de traduire les cours en langue des signes pour les enfants sourds.

Mme Diamé garde tout de même un espoir de voir le projet se poursuivre avec l’engagement des autorités. Sans cela, il y a un risque réel de déscolarisation des enfants en situation d’handicap. D’où ce plaidoyer pour que l’État prenne en charge les AVS.

Assane Gaye

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