Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf, place la mobilisation des ressources financières et le dialogue entre institutions au centre des priorités nationales face au changement climatique et au contexte politique actuel.
L’environnement et, plus particulièrement, la lutte contre le changement climatique figurent parmi les défis majeurs pour les pays en développement. « Le combat contre le changement climatique est l’un des défis les plus importants pour nos pays et pour le monde », souligne M. Diouf.
Pour le ministre, l’un des « nerfs de la guerre » reste la mobilisation des ressources financières nécessaires pour faire face au dérèglement climatique, à travers l’adaptation comme l’atténuation. Le financement climatique constitue donc un enjeu central pour permettre aux pays vulnérables de mettre en œuvre des politiques efficaces.
Sur le plan politique, l’actualité est marquée par la position d’Ousmane Sonko, président de Pastef, qui a appelé ses militants à ne pas intégrer le nouveau gouvernement. Une posture qui interroge sur d’éventuelles tensions entre l’Assemblée nationale et l’exécutif.
Interrogé sur ce point, Aliou Gori Diouf écarte le risque de blocage institutionnel: «Je ne le crois pas, puisque ce sont des pouvoirs, des institutions constitutionnelles, qui ont chacune leurs prérogatives. Compte tenu de l’expérience et des acquis démocratiques du Sénégal, cela ne poserait pas de problème. C’est juste un dialogue institutionnel, et c’est à cela que nous appelons.»
Le Sénégal devra ainsi conjuguer deux urgences: renforcer sa résilience climatique en sécurisant les financements nécessaires, et préserver la stabilité institutionnelle à travers un dialogue républicain entre les pouvoirs.
Ch. Seck NDONG (avec En Relief)

