A Dioffior, les festivités marquant le centenaire de ce village devenu une commune, ont vécu du 1er au 4 mai 2025. Avec la cérémonie de clôture présidée par le Secrétaire d’État, chargé de la culture et de s industries extractives, Mr Bakary Sarr.
Marraine de la soirée culturelle au premier jour de l’événement, l’Honorable député, Mme Thérèse Faye DIOUF, maire de Diarrere marraine a brillé par sa forte présence à la mythique place du village de Dioffior où s’était donné rendez-vous l’ensemble des populations.
Un constat de l’Honorable député-maire Thérèse Faye DIOUF, selon qui, « nous avons vu qu’aujourd’hui c’est la culture sérère qui a été mise en exergue. Une occasion également pour la commune de Dioffior de se rendre visible pas à 100%, mais à 200% ». Et qui plus est, a-t-elle ajouté, « si on voit également la forte mobilisation des populations, surtout le troisième âge, et les femmes, les jeunes, nous avons vu une population très enthousiaste, une population qui a encore envie de vivre un autre centenaire. Et pour cela je leur dis joyeux anniversaire en tant que marraine de la soirée. Et vraiment c’est un honneur pour moi d’avoir vécu ces grands moments de communion culturelle avec la commune de Dioffior ».
Culture et développement vont de pair
Une trajectoire bien suivie par le Président du comité scientifique, Cheikh Kaling, qui souligne que, « le centenaire devrait nous permettre de réfléchir davantage sur un projet concret de développement de notre commune. Car, en fait l’idée, c’est justement d’insérer un ensemble de thématiques de réflexion autour des différents panels, conférences et échanges pour se projeter véritablement vers un nouveau cap, avec de nouvelles idées, une nouvelle vision, un ensemble qui devrait pouvoir constituer le projet futur que nous appelons, la grande métropole de Dioffior. Et, nous pensons que c’est inévitable, si l’on voit l’évolution démographique à l’analyse, un village qui était autour de 2000 habitants au moment des indépendances, et qui en compte aujourd’hui plus de 15 000 habitants ».
Donc, pour Cheikh Kaling, le président du comité scientifique, « il nous faut réfléchir sur la gestion des ordures, sur l’extension du réseau d’électrification, sur les questions de santé, et donc tout cela devrait constituer des defis à relever pour un nouveau départ d’un développement harmonieux, mais un développement vert, puisque nous sommes également inscrits dans la campagne, et il s’agit justement de réfléchir sur comment accompagner le développement tout en respectant l’environnement ce qui est quelque chose de fondamental ».
Une idée du Conseil municipal
Il est vrai, a fait savoir le Pr Kaling, président de la commission scientifique, « que le jeu e valait bien la peine puisque historiquement, nous pouvons retenir de l’évolution de Dioffior, qu’en réalité nous fêtons le centenaire, mais en réalité c’est une localité plus ancienne que ça. Car, la première occupation remonte au temps de Maïssa Waly Dione Mané, le fondateur du Royaume du Sine. Et qui, à l’époque était accompagné de Ndongo Niane, qui s’est vite installé à Dioffior au milieu du XIVe siècle. Ensuite, le lieu était déserté et vers la fin du XIXe siècle, un certain Ndongo Thiang est venu s’installer. Donc, c’est la deuxième occupation qui, il faut le souligner, a été ruinée par une épidémie de peste. Et c’est à la fin de cette épidémie de peste qu’en 1925, les différents hameaux qui existaient aux alentours ont été regroupés autour de la place de la Grande Mosquée. Ce qui a donné naissance à l’occupation actuelle, donc au regroupement de 1925. Et c’est cela que nous fêtons aujourd’hui ».
Et, c’est tout le sens que les initiateurs ont voulu donner à ce centenaire en retenant le thème: « Dioffior, une ville en devenir » qui a été discuté en dernier sujet du panel pour retracer l’évolution progressive de la localité qui est passée d’une bourgade à une communauté rurale avec le Décret de 1972 et son premier président de conseil rural en 1974. Et, c’est en 1990 que le statut de commune de plein exercice est conféré à Dioffior donc avant la communalisation integrale suite à l’Acte 3 de la décentralisation. Alors, c’est cette modernité qu’il s’agit selon le Maire Youssou Diome, « d’accompagner par des réflexions, par des échanges entre la population et la municipalité, pour donner à Dioffior un nouveau souffle et de l’ancrer véritablement dans l’ère du 21ème siècle. Donc, le centenaire nous permet de fixer un nouveau cap, avec de nouvelles idées, une nouvelle vision et cela pourrait constituer le projet que nous appelons de tout nouveau c’est de faire de Dioffior une grande métropole.
Mohamadou SAGNE

