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Développement local: Les acteurs du tourisme, de la culture et de l’artisanat réclament des infrastructures et une meilleure formation

Kolda – La ville a accueilli samedi les états généraux consacrés au tourisme, à la culture et à l’artisanat, réunissant les professionnels du Fouladou pour dresser un état des lieux et formuler des recommandations.

Présidée par Bonaventure Kalamo, adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, la rencontre a permis aux acteurs des trois secteurs de poser un diagnostic et de proposer des pistes pour relancer l’activité dans la région.

Réunis dans la capitale régionale, les professionnels ont évoqué à la fois les potentialités locales et les contraintes qui freinent le développement de leurs filières. Bonaventure Kalamo a salué le caractère inédit et participatif de l’initiative, portée par le ministère en charge du tourisme, de l’artisanat et de la culture.

«C’est une première au niveau régional, pour ne pas dire au niveau national. Nous avons tenu des états généraux sur trois grands secteurs. La démarche a été participative. Dans la salle, nous avons eu quasiment toutes les sensibilités, toutes les structures, toutes les associations, tous les corps qui évoluent autour de ces trois secteurs », a-t-il déclaré.

Tourisme: désenclaver pour valoriser les atouts

Sur le plan touristique, les participants ont mis en avant les atouts de Kolda en matière de chasse et de tourisme religieux, considérés comme des leviers sous-exploités. Ils appellent à une meilleure structuration et promotion de ces offres.

Pour Bonaventure Kalamo, le décollage du secteur passe par le désenclavement. « Kolda aujourd’hui ne profite pas pleinement de son potentiel. Un potentiel qui pourrait être dopé si nous avons des infrastructures de communication. Je parle par exemple de routes bitumées. Je parle aussi de l’aéroport de Kolda qui ne fonctionne pas. Les travaux devraient être repris », a-t-il indiqué.

Artisanat et culture : formation et équipements au cœur des attentes

La question de la formation et de l’accompagnement est revenue avec insistance pour l’artisanat. Les acteurs déplorent l’absence de dispositifs structurés, tout en soulignant leur rôle auprès d’enfants apprentis souvent en rupture scolaire. « Les responsables d’ateliers sont des acteurs du développement et de l’éducation, avec des enfants qui leur sont confiés pour les redresser », a expliqué l’adjoint au gouverneur.

Un plaidoyer a également été lancé pour l’achèvement du village artisanal de Vélingara. Lancé en 2002, le projet n’a toujours pas été réceptionné, une situation qui handicape le secteur.

Sur le volet culturel, les participants ont insisté sur la nécessité de disposer d’un centre culturel opérationnel à Kolda. Le bâtiment actuel est jugé en état de délabrement avancé. « Beaucoup d’intervenants sont revenus sur la nécessité de réhabiliter, sinon de construire un centre culturel régional aux normes standards, parce que celui qui existe aujourd’hui est délabré et presque hors d’usage. Des jalons sont déjà posés au niveau du ministère pour qu’un projet de construction soit effectif », a précisé M. Kalamo.

Les conclusions de ces états généraux devraient être transmises aux autorités compétentes afin d’orienter les politiques publiques en faveur du tourisme, de la culture et de l’artisanat dans la région de Kolda.

Abdoulaye Wandiangga- Correspondant à Kolda

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