Les conducteurs de motos taxis communément appelé « Jakarta », de véhicules hippomobiles et marchands ambulants de la ville de Dahra sont montés au créneau le week-end dernier, pour dénoncer les tracasseries des forces de l’ordre dont ils sont victimes.
Arborant de brassards rouges, lors d’un sit-in face à la mairie, les acteurs du secteur informel de la commune de Dahra ont vigoureusement dénoncé l’attitude des autorités. Selon eux, ils sont victimes de multiples tracasseries et interpellations des gendarmes qui leur imposent un plan de circulation.
«Depuis plus d’une semaine, les forces de l’ordre nous empêchent de travailler. Nos charrettes sont saisies et immobilisées, et certains d’entre nous ont été convoqués à la gendarmerie parce qu’ils nous interdisent de traverser la route nationale », a déploré Saliou Diop, porte-parole des conducteurs de véhicules hippomobiles. A l’en croire, les conducteurs de véhicules à traction animal, sont confrontés à d’énormes difficultés face aux nouvelles décisions des autorités administratives.
Le malaise s’étend également aux marchands ambulants et vendeuses de petit-déjeuner. Installés sur le trottoir de la route nationale N°3, marchands ont été déguerpies par les autorités. Une décision qu’ils jugent impopulaire et inopportune.
«Nous sommes des pères et mères de famille et nous travaillions sur ce site depuis des décennies. Nous ne pouvons pas comprendre une telle décision. Nous demandons au maire Samba Ndiobéne Ka d’intervenir pour que les gendarmes nous laissent travailler tranquillement », a martelé Maty Fall, porte-parole des vendeuses.
Face à ce bras de fer entre acteurs économiques locaux et forces de l’ordre, les populations de Dahra attendent désormais une médiation des autorités municipales pour apaiser la situation.
Baba NDIAYE

