En marge de cette activité politique, le collège CEM Keur Massar 2 a célébré sa traditionnelle journée culturelle, une activité fortement symbolique dans la vie scolaire de l’établissement.
Le coordonnateur du gouvernement scolaire, Sadia Bodjan, qui occupe ce poste depuis dix ans, a souligné l’importance de ces moments de partage: «Il est important de sortir un peu du cadre strict de l’école, de permettre aux élèves de s’exprimer, d’échanger avec la communauté éducative, les autorités et les responsables politiques».
La journée, soutenue par le parrain Waly Diouf Bodian, a permis aux élèves de présenter leurs préoccupations, notamment Dian Malal Sow, président du gouvernement scolaire, qui a exprimé plusieurs doléances aux autorités.
Parmi les problèmes on peut citer l’insécurité : un mur d’enceinte depuis 18 ans, trop bas, permet à des individus de jeter des pierres dans les salles de classe. Le manque d’infrastructures pédagogiques, Une bibliothèque improvisée dans une salle de classe en détérioration, L’absence de salle informatique, alors que l’enseignement moderne dépend de la technologie.
Enfin, les inondations récurrentes à Keur Massar continuent de perturber la scolarité. Si les travaux de canalisation initiés par le maire Adama Sarr ont permis une certaine amélioration, la situation reste critique pour plusieurs familles vivant dans les zones inondées.
Entre engagement politique et implication dans la vie éducative, Waly Diouf Bodian et les responsables de Pastef à Yeumbeul Nord illustrent une volonté de proximité. Mais le message des élèves du CEM Keur Massar 2 est clair au-delà du symbolique, des actes concrets sont attendus pour sécuriser, équiper et moderniser leur cadre d’apprentissage.
Par I. FALL

