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CCJS: Mbaye Babacar Mbodji plaide pour une jeunesse actrice des décisions

Dans une contribution consacrée à l’installation officielle du Conseil Consultatif des Jeunes du Sénégal (CCJS), M. Mbaye Babacar Mbodji, chargé de mission à la Présidence de la République, salue une avancée institutionnelle majeure. Il appelle à faire de la jeunesse non plus une cible des politiques publiques, mais une force de proposition et un acteur de décision.

«Parler de la jeunesse sénégalaise, ce n’est pas seulement évoquer une statistique démographique ou un dividende potentiel ; c’est regarder le cœur battant de notre nation », écrit M. Mbodji. Pour lui, l’installation officielle du CCJS, sous l’impulsion du Chef de l’État, marque une rupture. « Longtemps, les politiques publiques ont péché par une approche descendante, décidant pour les jeunes sans jamais décider avec eux. Avec l’installation officielle du Conseil Consultatif des Jeunes du Sénégal, le Sénégal tourne définitivement cette page », affirme-t-il.

Le chargé de mission à la Présidence y voit un « nouveau jalon institutionnel » qui « redéfinit le pacte républicain en offrant à notre jeunesse une assise légitime, structurée et pérenne au cœur de l’action publique ».

Une boussole pour écouter les aspirations profondes

  1. Mbodji insiste sur le premier mérite du CCJS : « institutionnaliser l’écoute ». Selon lui, « en matière de politiques publiques, la plus grande erreur est de présumer les besoins d’une population ». Le Conseil joue donc « un rôle de vigie et de courroie de transmission : il recueille, analyse et hiérarchise les préoccupations, les attentes et les innovations portées par la jeunesse des villes comme des zones rurales ». Qu’il s’agisse d’employabilité, d’entrepreneuriat, de formation ou d’accès à la culture, « ce conseil garantit que l’agenda de l’État reste arrimé aux réalités vécues sur le terrain », souligne-t-il.

Une école de démocratie et de citoyenneté active

Au-delà de sa fonction consultative, M. Mbodji présente le CCJS comme « une école pratique de la démocratie ». « En y associant des représentants issus de toutes les échelles territoriales — des communes aux régions —, nous brisons l’exclusion géographique et sociale », explique-t-il. La jeunesse sénégalaise, ajoute-t-il, « ne s’exprime plus seulement à travers des contestations sporadiques ou des tribunes informelles ; elle s’empare des outils de la République ». Elle apprend ainsi « la contradiction constructive, l’art du compromis et la culture du résultat ». C’est, selon lui, « le passage d’une jeunesse spectatrice à une jeunesse actrice et responsable de son destin ».

Un atout stratégique pour l’État

Pour le Gouvernement et la Présidence de la République, le CCJS n’est pas qu’un symbole. « C’est un atout stratégique précieux », estime M. Mbodji. Dans le cadre des ambitions de transformation systémique et des agendas de développement, « l’expertise et le regard critique de ces jeunes conseillers constituent un filtre de pertinence et d’efficacité ». Évaluer, proposer et ajuster les programmes d’insertion devient alors « un exercice partagé ».

 

En conclusion, M. Mbaye Babacar Mbodji rappelle que bâtir « le Sénégal souverain, juste et prospère » exige « l’audace de faire confiance à sa jeunesse, véritable sève nourricière ». Pour lui, le Conseil Consultatif des Jeunes du Sénégal est « la preuve vivante de cette confiance présidentielle ». Et de conclure : «L’avenir ne se subit pas: il se prépare ensemble.»

Par M. M. Camara – correspondant à Kaolack

 

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