DR MACOUMBA DIOUF SUR LA DUALITE DIOMAYE/SONKO
Le maire de la commune de Latmingué, Dr Macoumba Diouf, s’inquiète de la guéguerre qui oppose le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye à certains de ses anciens camarades de parti. Pour l’édile, cette situation a des conséquences désastreuses sur le fonctionnement de l’Etat. »
Avec cette guerre au sommet de l’Etat, les gens ne sont plus efficaces dans le travail », a-t-il déclaré. Se voulant on ne peut plus explicite, Dr Macoumba Diouf estime que le président de la République est le premier distrait par cette situation. « Ça le distrait parce que c’est lui qui est élu. C’est lui qui doit rendre compte. On n’avait pas besoin de ça. J’espère que les acteurs concernés vont travailler sous peu à mettre fin à cette récréation. Parce que ce n’est pas ce que les populations attendaient », a-t-il précisé.
Revenant sur la gestion de sa commune, le maire de Latmingué se veut rassurant. « Notre commune se porte comme un charme. Nous faisons des préoccupations de nos concitoyens des priorités quotidiennes. Notre bilan dans tous les secteurs nous réconforte », s’est-il glorifié.
Acte 4 et pôles territoriaux : « Un goût d’inachevé »
Sur un autre registre, Dr Macoumba Diouf est revenu sur l’audience accordée par le chef de l’Etat aux élus locaux au sujet de l’Acte 4 de la décentralisation et des pôles territoriaux. Il s’est réjoui de l’évaluation de la mise en œuvre de l’Acte 4. « L’Acte 4 fait suite à l’Acte 3 qui renfermait différentes composantes. La composante clé de l’Acte 4, les pôles territoriaux, était déjà prévue dans l’Acte 3. Mais ici, dans l’Acte 4, elle constitue un élément de premier plan », a-t-il expliqué.
Dressant le bilan de l’Acte 3, il estime qu’il y a « quelque part un goût d’inachevé ». « L’Acte 4 prend en compte les évaluations de l’Acte 3. C’est pour cela que je salue l’initiative. L’Acte 4 constitue en quelque sorte une évaluation qui sera suivie de la mise en œuvre effective de l’Acte 3 », a développé le maire. Il a également rappelé les velléités de révision de la carte territoriale avec la suppression de communes. « Il était question de passer de 558 à près de 200 communes. Au niveau de l’AMS, nous nous sommes érigés en bouclier. Nous avons diagnostiqué, identifié les problèmes, proposé les solutions les plus appropriées et accompagné les plus démunis », a-t-il révélé.
Pour Dr Macoumba Diouf, le manque de viabilité de certaines communes incombe à l’Etat. « Quel que soit le territoire où vous allez, il y a des potentialités. C’est l’investissement qui permet d’exploiter ces potentialités. Il n’y a aucune niche de revenus. Comment voulez-vous que cette commune puisse se prendre en charge ? », s’est-il interrogé.
« L’argument qui était agité ne tient pas. Il faut que certains budgets se trouvant dans les ministères soient alloués aux collectivités territoriales. On a même théorisé ‘une commune, un milliard’. Cela représente près de 600 milliards, soit 1/10 du budget national. Ce n’est rien. Cela permettra de réaliser les infrastructures sociales de base et de développer des activités économiques », a conclu le maire de Latmingué.
A. B. DIATTA (En Relief)

