TENSIONS À LA FRONTIÈRE SENEGALO –MAURITANIENNE
Par Cheikh Seck NDONG
À la suite de graves tensions survenues à la frontière sénégalo-mauritanienne, dans le quartier Goxu-Mbacc (Gokhou Mbadji) à Saint-Louis, Ansoumana Dione, président de l’ASSAMM, tire la sonnette d’alarme. Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État, il demande une audience expresse, tout en interpellant le ministre de l’Intérieur sur une situation qu’il juge explosive et porteuse de risques majeurs pour la paix et la stabilité.
Des incidents frontaliers qui ravivent les inquiétudes
Les récents événements survenus à Goxu-Mbacc, dans la ville de Saint-Louis, ont provoqué une vive inquiétude au sein des populations locales. En cause, la tentative présumée des forces de défense et de sécurité de la République islamique de Mauritanie d’ériger un poste de contrôle sur le territoire sénégalais, un acte perçu par les habitants comme une violation de la souveraineté nationale.
Selon les témoignages recueillis et relayés par Ansoumana Dione, le poste aurait été brièvement installé avant d’être détruit par des populations fortement mobilisées, déterminées à s’opposer à ce qu’elles qualifient de « forfaiture ».
Une lettre ouverte adressée au Président Bassirou Diomaye Faye
Face à la gravité de la situation, Ansoumana Dione a choisi de s’adresser directement au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à travers une lettre ouverte dans laquelle il sollicite une audience urgente. Il estime que seule une implication personnelle du chef de l’État permettra d’éviter une escalade aux conséquences imprévisibles.
Pour le président de l’ASSAMM, ces incidents frontaliers ne sauraient être traités comme de simples faits divers, d’autant plus qu’ils se sont déroulés sous le regard des forces de défense et de sécurité sénégalaises, une situation qui alimente incompréhension et colère chez les populations saint-louisiennes.
Interpellation du ministre de l’Intérieur Me Bamba Cissé
Parallèlement à sa démarche auprès du chef de l’État, Ansoumana Dione interpelle le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, l’appelant à prendre toute la mesure d’une situation qu’il qualifie de « catastrophique et très préoccupante ». Il insiste sur l’urgence d’une réponse ferme, responsable et coordonnée de l’État pour préserver la paix sociale et l’intégrité territoriale.
Le spectre de 1989 et l’appel à la responsabilité
Évoquant le conflit sénégalo-mauritanien de 1989, Ansoumana Dione rappelle que le Sénégal et la Mauritanie, liés par une histoire commune, ne peuvent se permettre la moindre incompréhension frontalière. Il appelle les autorités à agir avec discernement afin d’éviter toute résurgence de tensions entre deux peuples voisins.
Vu l’importance du dossier qu’il suit avec beaucoup d’intérêt, M Ansoumana Dione a eu à effectuer, le mardi à- janvier 2026 à Saint-Louis pour constater les faits sur le terrain et échanger directement avec les populations concernées

