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Antesri_2050: Monsieur le ministre, nous suivons, nous observons et nous applaudissons.

Le Sénégal est à la croisée des chemins en matière d’enseignement supérieur. Notre système est massifié, nos universités sont surpeuplées, nos enseignants surchargés, nos filières souvent déconnectées du marché de l’emploi. Pourtant, notre jeunesse regorge de talents, d’intelligence et d’ambition.

Aujourd’hui, l’État, à travers le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a engagé une refondation profonde de ce secteur stratégique. Cette refondation n’est ni une réforme cosmétique, ni un effet d’annonce: c’est une réponse courageuse à des chiffres qui parlent d’eux-mêmes, à une situation qui n’est plus tenable.

Nous savons que cette réforme suscite espoirs, interrogations, et parfois méfiance. C’est légitime. Mais refusons de tomber dans le piège de la suspicion permanente. L’heure n’est pas à la posture, mais à la construction collective d’un avenir meilleur.

Aux d’étudiants, Vous avez été et restez les vigies de notre système éducatif. Vous avez porté des revendications justes, souvent au prix de sacrifices. Aujourd’hui, vous avez un rôle crucial : accompagner la refondation, l’orienter, la corriger si besoin, mais surtout, ne pas la saboter. Votre force est dans la proposition, la vigilance constructive, et non dans le blocage systématique.

À leurs défenseurs,Vous avez soutenu les luttes étudiantes parce que vous croyez en l’équité, en l’inclusion et en la justice sociale. Cette refondation a besoin de votre relais, de votre plaidoyer, de votre capacité à convaincre les plus sceptiques. Accompagnez ce processus en gardant le cap des intérêts supérieurs de la jeunesse.

Ensemble pour une refondation inclusive

La refondation réussira si chacun accepte de jouer son rôle dans la dignité, le respect mutuel et la clarté des objectifs. Ce pays ne peut pas se permettre un autre cycle de blocage, de violence et de précarité silencieuse dans nos campus.

La refondation ne doit pas être l’affaire du ministère seul. Elle est la réponse exigée de toute la nation, avec les étudiants au centre. Le changement crée la panique et la peur aux yeux de ceux qui se console du présent. Selon eux bien que prometteur l’innovation serait perçue négativement et souvent de trop. Comment peut-on refuser le bien ? Ah non ! Et si bien que le résultat sera orienté vers l’industrialisation et vers le besoin de tous les secteurs

Camarades, citoyens, leaders, syndicalistes, critiques, décideurs : ne nous opposons pas inutilement. Discutons, proposons, avançons.

Ce n’est pas la réforme qu’il faut critiquer, c’est le statu quo qu’il faut dépasser.

Je tiens à exprimer tout mon soutien et mes encouragements à l’endroit du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) pour son engagement ferme en faveur de la refondation du secteur de l’enseignement supérieur au Sénégal. Cette initiative courageuse est aujourd’hui plus que nécessaire, au vu des réalités chiffrées qui interpellent notre conscience collective.

Avec plus de 286 000 étudiants répartis dans les établissements publics et privés, le Sénégal fait face à une massification accélérée de son enseignement supérieur. Cette croissance démographique étudiante, si elle témoigne d’un fort engouement pour le savoir, doit impérativement s’accompagner d’un renforcement qualitatif des moyens humains, techniques et structurels.

Avec seulement 2 495 enseignants-chercheurs, le ratio enseignants/étudiants est alarmant. Il s’établit à près de 1 enseignant pour 115 étudiants, ce qui compromet gravement la qualité de l’encadrement académique, de la recherche et de l’innovation.

Nos 8 universités publiques, malgré leurs efforts louables, sont aujourd’hui dépassées par la demande. Les 298 établissements privés, bien que nombreux, ne sont pas tous à la hauteur en matière de standards académiques et de reconnaissance des diplômes. Le besoin de structuration, de régulation et de soutien est donc crucial.

Le pays ne compte que 6 instituts supérieurs spécialisés, 62 filières professionnelles, 16 écoles doctorales et 7 centres régionaux des œuvres universitaires (CROUS). Ces chiffres montrent l’ampleur du chemin à parcourir pour un système équilibré, équitable et orienté vers le développement local et international.

C’est pourquoi la refondation du secteur s’impose comme un devoir historique. Il faut :

– Repenser les contenus pédagogiques pour les aligner sur les réalités économiques,

– Décentraliser l’offre de formation pour corriger les déséquilibres territoriaux,

– Renforcer la recherche scientifique au service de l’innovation,

– Moderniser les infrastructures et améliorer les conditions sociales des étudiants.

Monsieur le Ministre, vous avez tout notre soutien. Cette refondation est une opportunité pour bâtir un enseignement supérieur sénégalais moderne, inclusif et porteur de transformation. Restons mobilisés pour accompagner cette dynamique salvatrice, car l’avenir de notre jeunesse et de notre pays en dépend.

Vive l’Enseignement Supérieur !

Vive la Recherche et l’Innovation !

Vive le Sénégal !

Vive le MESRI !

Bâtissons ensemble un Sénégal nouveau

#Vision_2050

#ANTESRI_2059

 Souleymane SAGNE

Délégué Communal de AWALÉ MALIKA

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