Site icon DEVINFOS

Ancienne gloire du football sénégalais : Iba Mar Diop, une légende peu connue

Par El Hadji THIAM

Il fut une légende du football sénégalais, voire africain, un sportif de renom pour l’équipe de l’Union sportive Indigène « USI ». Héros national, il est tombé sur les champs de l’honneur, un 6 mai 1951, à Bamako, capitale du Mali- (avec En Relief)

Retour sur cette belle carrière de cet ancien de l’Usi devenue Dial Diop sporting club de Dakar après la Réforme Lamine Diack de 1969.

Iba Mar Diop, dit «Otraco» pour les intimes avait joué avec l’Union sportive indigène (Usi) la demi-finale de la coupe de l’Afrique occidentale française (Aof), à Bamako, contre la Jeanne d’Arc de ladite ville.

La Ligue de l’AOF de Football a été créée en mars 1946, à Dakar et l’organisation, officiellement, affiliée à la Fédération française de football, cinq années après.

Iba Mar Diop fait partie des joueurs de football dont le tout dernier acte de leur vie demeure une partie de leur passion, sa joie de vivre, le football.

Sa disparition est une bien triste nouvelle pour les générations qui ont vécu la période de ses exploits sportifs.

Il a marqué d’une empreinte indélébile le sport sénégalais pour avoir été, pendant la période coloniale, un exemple, un modèle d’endurance, un véritable athlète, solidement implanté au poste d’arrière centrale de l’Usi. Il imposa sa silhouette sur tous les stades de l’AOF.

Une forte personnalité peu connue

Licencié à l’Us Gorée, Iba Mar Diop démissionna pour signer avec l’Usi.

Pétri de talent, doté d’une technique exceptionnelle, Iba Mar Diop était de l’ossature de l’Union sportive indigène (Usi) qualifiée pour jouer la coupe de l’Afrique occidentale française.

Qualifié en demi-finale pour cette campagne africaine, l’aventure s’arrêta le 6 mai 1951 où il eut un malaise après avoir joué une bonne partie du match face à la JA de Bamako.

Iba Mar Diop reste vivant dans la mémoire collective grâce au stade situé à la Médina qui porte son nom. Iba Mar Diop est ainsi immortalisé devant la postérité dont une grande partie ignore pourtant le parcours de l’homme.

Dans l’avion qui ramenait ses coéquipiers à Dakar, il y avait le corps inerte de celui qui disait dans une phrase avant le match : « si nous ne gagnons pas la partie, je mourrai à Bamako ».

 

Quitter la version mobile