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Edition 2019 de la revue annuelle des réformes; pour une plus forte interdépendance entre les huit économies de l’UEMOA

Au nom du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, le directeur de Cabinet M. Aliou Ndiaye a présidé, ce lundi, la cérémonie d’ouverture de l’édition 2019 de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’UEMOA au Sénégal.

Dans ce cadre, le Sénégal a accueilli M. Sekongo Ouolo, chef de la délégation de la Commission de l’UEMOA et l’ensemble de son équipe en charge du volet technique de la revue. A cet effet, le directeur de Cabinet du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération l’a souhaité la bienvenue et un excellent séjour à Dakar, et lui a demandé de bien vouloir transmettre les salutations amicales et fraternelles de l’Etat du Sénégal à S.E.M. Abdallah Boureima, président de la Commission de l’UEMOA.

L’ouverture de la rencontre portant sur l’édition 2019 de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’UEMOA au Sénégal, s’est tenue en présence de Mme la Représentante Résidente de la Commission de l’UEMOA à Dakar, à la tête d’une importante délégation, et des points focaux ministériels.

«Comme vous le savez, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine a été créée en janvier 1994 en vue de favoriser le développement économique et social de ses Etats membres, grâce à l’harmonisation de leurs législations, à l’unification de leurs marchés intérieurs et à la mise en œuvre de politiques sectorielles communes dans les secteurs essentiels de leurs économies.

Nul besoin de rappeler ici, la très forte interdépendance entre les huit économies de l’UEMOA fruit de l’histoire, de la géographie et de la culture. En effet, les peuples de notre espace sont unis par des liens séculaires inextricables qui transcendent les frontières des Etats.

C’est fort de ce patrimoine commun que nos Etats ont décidé de s’unir, en liant leur destin afin de faire converger leurs économies et consolider par ce biais la solidarité entre nos peuples», a rappelé M. Aliou Ndiaye.

A son avis, l’UEMOA est la concrétisation de cette volonté commune qui seule permet, dans le contexte d’une économie mondiale globalisée et de plus en plus instable, d’aider les Etats à renforcer la résilience de leurs économies face aux chocs exogènes et aux crises de toutes natures qui affectent défavorablement le cadre macroéconomique.

Pour y parvenir, selon M. Ndiaye, l’union cherche à renforcer la complémentarité des appareils de production des Etats membres et de réduire les disparités de niveaux de développement existant entre eux. Par la création d’un marché commun, précise-t-il, l’Union vise à supprimer de l’espace communautaire, l’ensemble des entraves à la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux. Ce qui, au-delà de contribuer à rapprocher davantage nos peuples et nos Etats, permettra de générer des économies d’échelles vitales pour le dynamisme et la compétitivité des économies de notre sous-région.

Pour créer le marché intérieur et le parfaire, a-t-il évoqué, l’UEMOA a privilégié le canal des réformes et des politiques communautaires. Ces réformes et politiques se présentent  comme les leviers essentiels de la transformation progressive de notre espace communautaire pour la réalisation de l’émergence de nos Etats membres. S’agissant des réformes, elles sont notamment orientées vers trois grands axes la promotion de la gouvernance économique et la convergence, ii) l’élargissement et la consolidation du marché commun et iii) la modernisation et le renforcement des secteurs de développement.

Ces réformes donnent lieu à des actes juridiques communautaires qui sont issus du droit dérivé de l’UEMOA. Il s’agit notamment, de règlements, de directives et de décisions adoptés par le Conseil des Ministres que les Etats membres sont appelés à appliquer en interne.

S’agissant des politiques sectorielles communautaires, elles ont été définies dans le cadre des protocoles additionnels n°II et n°IV de l’UEMOA et mises en œuvre tantôt sous forme de réformes sectorielles tantôt par le biais d’ambitieux programmes et projets réalisés dans les Etats membres.

La mise en œuvre convenable des réformes et des politiques communautaires devrait permettre d’approfondir le processus d’intégration dans tous ses aspects. C’est donc, conscients de cela, que les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont adopté, en octobre 2013, l’Acte additionnel n°05/2013/CCEG/UEMOA instituant une revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires dans les Etats membres de l’UEMOA.

La revue annuelle qui est l’objet de notre présente rencontre vise à cet effet à accélérer le rythme d’internalisation des réformes, des politiques, des programmes et des projets de l’UEMOA. Elle offre à notre pays une occasion exclusive pour revisiter en profondeur les réformes communautaires ainsi que les programmes et projets de l’UEMOA en cours d’exécution au Sénégal et situer la nature exacte des difficultés rencontrées dans le cadre de leur mise en œuvre.

En d’autres termes, la revue annuelle constitue un moment déterminant durant laquelle notre pays est évalué sur ses capacités de prise en compte des réformes, des politiques, des programmes et des projets de l’UEMOA mais aussi sa détermination à les mettre en œuvre.

A cet égard, M. Ndiaye a rappelé que la revue 2018 avait permis d’enregistrer des avancées significatives en matière de transposition et d’application des réformes communautaires. En effet, le taux moyen global de mise en œuvre des réformes au Sénégal est passé de 71% en 2017 à 76% en 2018, soit un accroissement de 05 points de pourcentage. Le pari pour l’édition de cette année est de porter ce taux à un niveau encore plus élevé afin de se rapprocher davantage de la mise en œuvre intégrale.

Ainsi, les points focaux et experts juridiques sont invités à apporter des réponses précises et concises aux questionnaires de la Commission dont la grille d’évaluation a été transmise par anticipation. Il convient aussi de souligner que les résultats de ces importants travaux donneront lieu à un mémorandum qui sera soumis à l’examen des ministres à l’occasion de leur rencontre, pour le volet politique de la revue annuelle, en présence du Président de la Commission de l’UEMOA.

Ce mémorandum sera ensuite remis solennellement à S.E.M. Macky Sall, Président de la République du Sénégal, pour recueillir ses instructions avant de faire l’objet, plus tard, d’une présentation à la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement.

Il convient alors, pour le Représentant du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, de souligner que l’exercice doit être pris avec beaucoup de sérieux.  Cependant, au regard de votre expertise (les points focaux), il reste pleinement convaincu que le travail sera effectué avec la plus grande efficacité et que le but sera atteint.

 

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