Par Ch. Seck NDONG
La cérémonie de signature du protocole d’application de l’Accord dans le domaine de la pêche maritime et de d’aquaculture entre la République du Sénégal et la République de Guinée a eu lieu, hier, à Dakar. Cette action marque le début d’un partenariat renouvelé et ambitieux entre les deux pays dans le secteur stratégique des pêches et de l’aquaculture.
A l’entame de son allocution, le ministre des Pêches et des Infrastructures maritimes et portuaires, Dr Fatou Diouf, a transmis à l’ensemble de la délégation conduite par son homologue de la République de Guinée, Mme Fatima Camara, au pays de la Teranga, les salutations les plus cordiales de S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, et de M. Ousmane Sonko, Premier ministre et Chef du Gouvernement.
En effet, a-t-elle relevé, la signature du protocole d’application de l’Accord de pêche et d’aquaculture entre les deux pays vient couronner un long processus de concertation, de dialogue et de volonté politique entamé depuis 2016.
Pendant plusieurs années, malgré une volonté commune, ce partenariat stratégique n’avait pu être concrétisé, en raison de diverses contraintes. Mais grâce à l’engagement constant de des deux départements techniques, et sous la clairvoyance des plus hautes autorités qui ont su emprunter la voie royale d’un dialogue fécond et constructif.
La présence à la tête d’une importante délégation du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime de la République de Guinée, témoigne de l’importance que le pays voisin accorde à ce partenariat. Elle reflète également l’engagement personnel de Mme Fatima Camara à construire une coopération structurée, durable et bénéfique pour nos deux peuples.
La signature du présent protocole est bien plus qu’un acte administratif ou technique. Elle constitue un jalon stratégique qui permettra désormais d’encadrer, d’organiser et de suivre les activités de pêche entre nos deux pays, tout en renforçant la transparence, la durabilité et le respect mutuel. Ce cadre permettra également de protéger davantage les intérêts des pêcheurs, qu’ils soient artisans ou industriels, d’assurer une meilleure surveillance des zones économiques exclusives respectives, et de promouvoir la recherche scientifique conjointe et la formation.
C’est pourquoi, selon elle, il est impératif que cette coopération bilatérale dans le domaine de la pêche soit exemplaire, dynamique et orientée vers les résultats concrets. Ainsi, les membres des deux délégations, les équipes techniques, les conseillers juridiques, les diplomates, ont été honorés pour leur travail rigoureux, leur professionnalisme et leur sens du dialogue, pour l’unité et la coopération africaines.

